A l'annonce de son décès, une foule de manifestants a pris d'assaut les locaux du commissariat de la localité, détruisant tout sur leur passage, avant de s'en prendre, en les incendiant, aux domiciles du brigadier-chef Paul Boissy du président du conseil régional, absent des lieux au moment des faits.
Composée essentiellement de jeunes, la foule de manifestants qui a pris d'assaut très tôt dans la matinée les artères de la ville de Kolda, a également brûlé des troncs d'arbres sur les principales artères de la commune.
Ces jeunes en colère, qui réclament justice, menacent de mettre le feu à l'ensemble des maisons appartenant à des policiers, s'ils ne sont pas écoutés.
Face à cette situation faite tout à la fois de troubles et d'insécurité, les commerçants du marché central de Kolda ont baissé les rideaux, pour ''éviter des risques de pillages'' contre leurs boutiques et cantines.
Dans la soirée, et alors que la situation semblait revenir à la normale, des groupes de jeunes se sont reformés dans certains quartiers, dont celui de Doumassou, d'où est née la victime, âgée d'une trentaine d'année.
Kolda vit cependant une crainte réelle de voir ces jeunes s'en prendre, pendant la nuit, aux policiers devenus les principales cibles des manifestants. Au point que des renforts du Groupement mobile d'intervention (GMI) sont attendus dans la capitale du Fouladou.
Pour l'heure, il est revenu aux forces armées d'assurer la protection et le maintien de l'ordre dans la commune de Kolda, qui a connu une de ses journées les plus folles.